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Adelphe : Eco-organisme créé en 1993 par le secteur des vins et spiritueux sur la filière verre mais étend son activité à tous les emballages en 2005 aux côtés d’Eco-emballages (CITEO)

ADR : c’est l’acronyme de « Accord for dangerous goods by road » qui correspond à « Accord pour le transport des marchandises dangereuses par la route ». Il s’agit d’un règlement international qui concerne l’ensemble des pays de l’Europe continentale, y compris la fédération de Russie.

Aérobiose : Ambiance riche en oxygène (ou en air) qui permet une dégradation de la matière organique dégageant du gaz carbonique et de l’eau.

AFNOR : Association française de normalisation est l’organisation française qui représente la France auprès de l’Organisation internationale de normalisation et du Comité européen de normalisation.

Agenda 21 : Programme d’actions, issu de la Conférence de Rio (1992) dont l’objectif est de mettre en oeuvre les principes de développement durable. Elaboré en concertation avec la population, il peut être appliqué à deux niveaux : un niveau global (à l’échelle de la planète ou à celle d’un continent) ; un niveau local (en France, les collectivités territoriales).

Agriculture biologique : Agriculture obéissant à des règles de production strictes écartant les substances non naturelles (pesticides de synthèse, engrais chimiques…).

Air vicié : C’est un air déjà utilisé pour les besoin de ventilation. Ce terme désigne un air pollué. Il peut par exemple être pollué par la présence de personnes.

ALIAPUR : éco-organisme créé en 2003, pour accompagner la collecte et le traitement des pneumatiques sur le territoire national

Amagnétique : se dit d’un métal qui n’aimante pas (métaux non ferreux)

Amendement : Substance visant à améliorer les propriétés physiques du sol. L’amendement n’est pas forcément riche en éléments fertilisants à la différence des engrais. Ces deux mots ne sont pas donc synonymes. Si l’amendement est riche en matière organique, il sera qualifié d’amendement organique.

AMORCE : Association des collectivités territoriales et des professionnels pour une bonne gestion locale des déchets et de l’énergie. Elle constitue le premier réseau français d’information, de partage d’expériences et d’accompagnement des collectivités (communes, intercommunalités, conseils départementaux, conseils régionaux) et autres acteurs locaux (entreprises, associations, fédérations professionnelles) en matière de transition énergétique (maîtrise de l’énergie, lutte contre la précarité énergétique, production et distribution d’énergies, planification), de gestion territoriale des déchets (planification, prévention, collecte, valorisation, traitement des déchets) et de gestion du cycle de l’eau.

Ampliroll (ou camion ampliroll) : Système de carrosserie industrielle amovible équipé d’un bras articulé qui permet de charger des bennes sur le camion.

Anaérobiose : Ambiance privée d’oxygène (ou sans air) qui permet une dégradation de la matière organique dégageant un mélange de gaz carbonique, de méthane et de gaz divers (notamment malodorants) : le biogaz.

Analyse du cycle de vie (ACV): Méthode d’évaluation normalisée (ISO 14040 et ISO 14044) permettant de réaliser un bilan environnemental multicritère et multi-étape d’un système (produit, service, entreprise ou procédé) sur l’ensemble de son cycle de vie.

APER : Créé en 2019, Eco-organisme de déconstruction des bateaux de plaisance Hors d’usage

AROM : Aire de Recyclage des Déchets Ménagers. Il s’agit d’une technologie développée et brevetée par le groupe Péna. Ce procédé unique permet de recycler et de valoriser 80% des ordures ménagères résiduelles (OMR).

Assainissement : Ensemble des techniques d’évacuation et de traitement des eaux usées et des boues résiduaires.

Autorisation : (régime d’autorisation des ICPE) pour les installations présentant les risques ou pollutions les plus importants. L’exploitant doit faire une demande d’autorisation avant toute mise en service, démontrant l’acceptabilité du risque. Le préfet peut autoriser ou refuser le fonctionnement. A noter que les sites Seveso sont comptabilisés dans les établissements autorisés.

B

Balles : Dans les centres de tri, les déchets après tri sont compactés par une presse, sous forme de cubes de dimensions constantes : les balles, pour réduire leur volume lors du transport.

Bilan énergétique : Bilan comptable de toutes les quantités d’énergie produites, transformées et consommées sur une zone géographique et une période de temps données.

Biocarburant : Les biocarburants mobilisent toute matière solide, liquide ou gazeuse d’origine végétale ou animale utilisée à des fins de transport. Les formes liquides ou gazeuses sont obtenues à partir des formes solides par extraction (par exemple l’huile ou les graisses) ou par transformation de la biomasse (par exemple thermo conversion). Il existe deux filières de biocarburants produits à partir de la biomasse agricole ou forestière, ou de leurs coproduits : les huiles et leurs esters, les alcools et leurs éthers

Biodéchets : Il s’agit des déchets biodégradables solides des ménages. On retrouve dans cette catégorie les déchets alimentaires, les déchets verts, les papiers et les cartons. Déchets biodégradables solides, pouvant provenir des ménages, d’industries agro-alimentaires, de professionnels des espaces verts publics et privés, d’horticulteurs, de commerçants et supermarchés, de cantines scolaires et restaurants, etc. Les biodéchets des ménages comportent les déchets alimentaires, les déchets verts ou déchets de jardin, les papiers et cartons. Les ordures ménagères brutes ou résiduelles, les boues de station d’épuration et les effluents d’élevage n’entrent pas dans la définition des biodéchets.

Biodégradable : Un produit est dit biodégradable si après usage, il peut être décomposé (digéré) naturellement par des organismes vivants (micro-organismes). Propriété pour un composant d’être dégradé naturellement par les organismes décomposeurs (bactéries) d’un écosystème, en éléments présents à l’état naturel dans cet écosystème.

Biodiversité : Diversité du monde vivant à tous les niveaux : diversité des milieux (écosystèmes), diversité des espèces, diversité génétique au sein d’une même espèce.

Biogaz : Gaz produit par la dégradation anaérobiose de la matière organique. Il comprend du méthane (55 à 60%), du gaz carbonique (40 à 45%) et d’autres gaz à l’état de trace (notamment malodorants à base de soufre).

Bio-indicateur : Indicateur de la richesse biologique.

Biomasse : La biomasse est l’ensemble de la matière organique d’origine végétale ou animale. Ce terme fait référence à de nombreux déchets comme par exemple le bois, la paille, le lisier, les boues d’épuration … Ces matières peuvent devenir source d’énergie par combustion. Masse de matière organique non fossile d’origine biologique. Elle comprend les végétaux utilisables directement et les résidus d’une première exploitation de la biomasse (déchets agricoles, déchets domestiques, déjections animales, déchets forestiers).

Bordereau de Suivi des Déchets Dangereux (BSDD) : L’arrêté du 4 janvier 1985 relatif au contrôle des circuits d’élimination de déchets générateurs de nuisances institue un bordereau de suivi (BSDD). Pour les installations qui produisent des déchets dangereux dans des quantités supérieures à 0,1 tonne par mois ou lorsque le chargement excède 0,1 tonne, le BSDD accompagne le déchet jusqu’à sa destination finale et peut être réclamé par l’administration. Ce bordereau précise la provenance, les caractéristiques, la destination, les modalités de collecte, transport, stockage et élimination.

Boues : principal déchet des stations d’épuration obtenu après traitement d’effluents liquides aussi appelés eaux usées. Ces sédiments résiduaires sont surtout constitués de matière organique animale et végétale (bactéries mortes)

BSD : Un bordereau de suivi des déchets est, en France, un formulaire qui a pour objet d’assurer la traçabilité des déchets dangereux et de constituer une preuve de leur élimination pour le producteur responsable.

Broyeur : Un broyeur comporte un ou plusieurs marteaux ou fléaux qui, par leurs chocs répétés, brisent les bois ou les végétaux. Le broyat obtenu à partir de déchets de bois est généralement beaucoup plus grossier et hétérogène que les plaquettes. A ne pas confondre avec la déchiqueteuse.

C

Cahier des charges : Document défini entre deux parties qui indique les termes de leur accord sur la qualité d’un produit.

Calcin : résultat du recyclage du verre soit des débris de verre qui sont réintroduits dans le cycle de fabrication du verre avec un ajout de matières premières (sable, carbonate de soude…).

Capteur solaire : Dispositif destiné à recueillir le rayonnement solaire pour le convertir en énergie thermique et le transférer à un fluide caloporteur (air, eau).

Casier : Subdivision de la zone d’exploitation d’une installation de stockage de déchets délimitée par une digue périmétrique stable et étanche. Les casiers sont hydrauliquement indépendants les uns des autres.

Catégorie à trier : Liste des produits faisant l’objet d’une collecte séparative. Information donnée aux habitants sur la nature des déchets à trier séparément.

Cellule photovoltaïque : Dispositif permettant de convertir directement le rayonnement solaire en énergie électrique. Les cellules sont ordonnées en modules qui composent les panneaux solaires.

Cendres volantes : Résidus des usines d’incinération comprenant les fines sous chaudières, les résidus de dépoussiérage et les résidus de neutralisation des fumées (sauf pour les procédés humides). Ils doivent subir un traitement (ou une stabilisation) avant mise en décharge.

Centre de transfert : Les déchets collectés par les camions bennes sont regroupés sur cette installation de transit pour être ensuite acheminés vers les unités de traitement.

Centre de tri : Installation industrielle où les emballages (flaconnages plastiques, boîtes et barquettes en métal, boîtes en carton et briques alimentaires), les journaux-magazines, films plastiques, bois,… collectés sélectivement sont triés et conditionnés en vue d’un recyclage ou autre traitement.

Centre d’enfouissement technique (CET) : Lieu de stockage permanent des déchets, appelé également Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU), ou Installation e Stockage de Déchets Dangereux (ISDND) ou Dangereux (ISDD). On distingue dans les CET :

  • La classe I recevant des déchets industriels dangereux, ultimes et stabilisés
  • La classe II recevant les déchets ménagers et assimilés
  • La classe III recevant les gravats et déblais inertes.

Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU) : Autorisé au titre de la législation sur les installations classées, il s’agit de la seule installation d’élimination des déchets par stockage. Les déchets industriels dangereux ultimes doivent être stabilisés avant leur stockage en CSDU.

Chlorofluorocarbures (CFC) : Famille de gaz à effet de serre fluorés, ayant un fort potentiel de réchauffement global. Ils sont surtout utilisés pour la réfrigération, la climatisation, l’emballage et les propulseurs d’aérosols.

Chaîne du recyclage : Toutes les étapes du recyclage d’un matériau : du déchet à la matière première recyclée en passant par la collecte, le tri, la transformation…

Changement climatique : Désigne les changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables.

Cible : Récepteur physique ou environnemental (eau, bâtiments), être vivant (Homme, faune et flore) exposés aux effets d’un danger, direct ou indirect, ou soumise à un risque.

CO (Monoxyde de carbone) : Résultant de la combustion incomplète des combustibles fossiles (essence, fuel, charbon, bois,…), ce gaz, à certaines doses, induit des effets sur la santé (anémies, vertiges, migraines), voire est mortel à forte dose.

Coefficient d’équivalence : Coefficients permettant conventionnellement de comparer dans une unité commune (tep : tonne équivalent pétrole), des quantités d’énergie de natures diverses. Les coefficients d’équivalence utilisés en France sont les suivants :

  • Charbon : 1 tonne <=> 0,619 tep
  • Fuel lourd : 1 000 litres <=> 0,950 tep
  • Fuel domestique : 1 170 litres <=> 1 tep
  • Gaz naturel : 1 MWh <=> 0,077 tep
  • Electricité : 1 MWh <=> 0,222 tep

Cogénération : Technique de production combinée d’électricité et de chaleur. L’avantage de la cogénération est de récupérer la chaleur dégagée par la combustion alors que dans le cas de la production électrique classique, cette chaleur est perdue

Collecte :  Opération consistant en l’enlèvement des déchets de points de regroupement pour les acheminer vers un lieu de tri, de regroupement, de valorisation, de traitement ou de stockage. Ensemble des opérations consistant à enlever les déchets et à les acheminer vers un lieu de transfert, de tri, de traitement ou une installation de stockage des déchets. L’opération de collecte débute lorsque le service d’enlèvement (public ou privé) prend en charge les déchets.

Collecte en Porte-à-Porte (PAP) : Mode d’organisation de la collecte dans lequel le contenant est affecté à un groupe d’usagers nommément identifiables. Le point d’enlèvement est situé à proximité immédiate du domicile de l’usager ou du lieu de production des déchets.

Collecte par apport volontaire : Collecte des déchets apportés par le détenteur en un lieu prévu pour une collecte centralisée.

Collecte sélective (ou collecte séparative) : Collecte de certains flux de déchets, préalablement séparés par les détenteurs, en vue d’une valorisation ou d’un traitement spécifique.

Collectivités locales : L’expression collectivité locale désigne dans le langage courant ce que la Constitution nomme « collectivité territoriale ». Les collectivités territoriales sont des structures administratives françaises, distinctes de l’administration de l’État, qui doivent prendre en charge les intérêts de la population d’un territoire précis.

Combustible : c’est une substance capable de brûler en présence d’un autre réactif (appelé comburant) pour fournir de l’énergie.

Combustibles solides de récupération : Les combustibles solides de récupération (CSR) sont préparés à partir de déchets (papiers-cartons et bois souillés, fractions plastiques…), pour alimenter les incinérateurs ou les fours d’industries comme la cimenterie et la sidérurgie.

Composé Organique Volatil : Ensemble de polluants atmosphériques constitué d’une multitude de substances d’origine naturelle ou humaine, toujours composés de l’élément carbone et d’autres éléments tels que l’hydrogène, les halogènes, l’oxygène, le soufre, etc.

Compost : Produit issu du compostage des déchets. Il peut être utilisé comme amendement organique, améliorant la structure des sols, ou comme engrais nourrissant les plantes.

Compostage : c’est un procédé biologique permettant la dégradation accélérée de déchets organiques pour produire du compost. Les réactions de compostage dégagent de la chaleur qui hygiénise le compost, c’est-à-dire élimine les agents pathogènes contenus dans les déchets entrants.

Conditionnement : Mode de présentation et de mise en valeur des produits emballés.

Conductivité thermique : grandeur physique caractérisant le comportement des matériaux lors du transfert thermique par conduction. (λ en watt par mètre.Kelvin )

Confinement : Tout matériau naturel ou rapporté, tout processus physique ou tout traitement chimique visant à limiter ou à interdire les échanges entre un système, un individu, un espace géographique et son environnement.

Consignes de tri : Ensemble des catégories de déchets à trier et des modalités de collecte.

Consommation d’énergie corrigée : Consommation corrigée des effets de température et éventuellement des effets des autres facteurs (hydraulicité, activité économique des jours ouvrables). En France, les corrections climatiques sur la consommation finale porte sur les effets de la température.

Consommation d’énergie finale : Quantité d’énergie disponible pour l’utilisateur final. Elle exclut les pertes de distribution et les énergies consommées comme matière première.

Consommation d’énergie primaire : Comprend la consommation d’énergie finale, la consommation de la branche énergie et l’énergie consommée comme matière première.

Consommation réelle : Consommation observée avant toute correction.

Consommation unitaire : Consommation d’énergie d’une unité de consommation donnée (logement, voiture).

Contamination : Présence anormale d’une substance, de micro-organismes dans un milieu, un objet, ou un être vivant. La notion de contamination est appliquée historiquement et dans l’ordre aux micro-organismes, puis aux substances radioactives.

Conteneurs : Récipients de tailles diverses destinés au ramassage des déchets. On distingue plusieurs types de conteneurs : les conteneurs d’une capacité de 60 à 1 700 litres destinés à collecter les déchets au porte-à-porte ; les conteneurs d’apport volontaire d’une capacité de 3 à 6 m3 destinés à recevoir un type de déchets bien particulier (verre, journaux-magazines, plastiques, etc.) ; les conteneurs comme les bacs roulants recevant des OM résiduelles. Il y a trois grandes séries de conteneurs dont la longueur est respectivement de 20 pieds, 30 pieds et 40 pieds.

Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUC) : Traité international adopté en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio, entré en vigueur en mars 1994 et ratifié par 188 États, soit pratiquement tous les pays du globe ainsi que la Communauté européenne. La CCNUC reconnaît l’existence du changement climatique d’origine humaine et fixe un objectif ultime aux États de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique (art.2) ».

COREPILE : Eco-organisme qui assure la collecte et le recyclage des piles et accumulateurs portables depuis 2003 – Concurrent SCRELEC

Couche d’ozone : Couche protectrice de l’atmosphère, située à 20-25 kilomètres au-dessus du niveau de la mer, qui absorbe certains rayons ultraviolets du soleil, réduisant ainsi la quantité de rayonnements potentiellement dangereux qui atteignent la surface de la terre.

Criblage : il s’agit de l’étape de finition du produit lors du processus de transformation des déchets en compost. Durant cette opération, les matériaux sont tamisés, en vue d’un classement granulométrique.

CSDU : Centre de Stockage des Déchets Ultimes, anciennement dénommés décharge ou CET (Centre d’Enfouissement Technique). Il existe trois types de CSDU : – CSDU 1 : déchets industriels dangereux. – CSDU 2 : déchets ménagers et assimilés. – CSDU 3 : déchets dits inertes.

CSR : Combustible Solide de Récupération, il est aussi appelé combustible de substitution. À partir de déchets non dangereux, le groupe PENA produit un combustible à fort pouvoir calorifique utilisable en chaudières et fours cimentiers en alternative aux énergies fossiles.

CYCLAMED : éco-organisme qui a pour mission de collecter et de valoriser les Médicaments Non Utilisés (MNU) à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies.

D

Danger : Situation ou possibilité pour une substance, du fait de ses caractéristiques ou propriétés intrinsèques, de provoquer des dommages aux personnes, aux biens, à l’environnement, dans des conditions déterminées d’exposition.

DASTRI : éco-organisme dédié aux déchets d’Activités de Soins à Risques infectieux.

Décharge brute communale : Terme désuet qui désignait, « toute décharge faisant l’objet d’apports réguliers de déchets municipaux non inertes, directement exploitée par la municipalité, à la disposition des administrés, sans autorisation préfectorale au titre de la législation sur les ICPE.

Décharge contrôlée : Il s’agit de décharge de déchets municipaux ou assimilés, titulaire d’une autorisation (arrêté préfectoral) au titre de la législation sur les installations classées. Les termes décharges ont disparu au profit de Centre de stockage, installation de stockage

Déchets : 1. Débris, restes d’aliments qui sont impropres à la consommation ou à l’usage. 2. Matériaux rejetés comme n’ayant pas une valeur immédiate ou laissés comme résidus d’un processus ou d’une opération. 3. Les produits incombustibles et inutiles du métabolisme des cellules vivantes, destinés soit à être rejetés.

Déchets d’Activités Économiques (DAE) : Ce sont les déchets dangereux ou non dangereux, dont le producteur initial n’est pas un ménage. Cette définition vise à remplacer le terme Déchets Industriels Banals pour englober l’ensemble des activités produisant ces déchets.

Déchets de l’assainissement collectif : Déchets résultant du fonctionnement des dispositifs d’épuration et de l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. Ils comprennent notamment les boues de stations d’épuration, les déchets de dégrillage, les graisses de station d’épuration, les boues de curage d’égouts, de bassins de décantation et fossés. Les déchets de l’assainissement individuel (matières de vidange) n’y sont pas inclus car les communes ne sont responsables que du contrôle de ces déchets (Loi sur l’eau). L’entretien des cours d’eau ne fait pas partie de l’assainissement collectif sauf s’ils font partie intégrante du réseau.

Déchets d’Activités de Soins à Risques infectieux (DASRI) : cette catégorie comprend les déchets de soins présentant aussi bien des risques infectieux que des risques toxiques.

Déchets dits assimilés : regroupent les déchets des activités économiques pouvant être collectés avec ceux des ménages sans sujétion technique particulière, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites (Art. L2224-4 du code général des Collectivités territoriales). Il s’agit des déchets des entreprises (artisans, commerçants…) et des déchets du secteur tertiaire (administrations, hôpitaux…) collectés dans les mêmes conditions que les ordures ménagères.

Déchets Dangereux (DD) : Ce sont des déchets qui se caractérisent par leur dangerosité pour l’environnement ou la santé à travers leurs effets directs ou indirects à court, moyen ou long terme. Pour cette raison, ils doivent être collectés, transportés et traités de manière appropriée.

Déchets Dangereux des Ménages (DDM) : ils correspondent aux déchets toxiques, inflammables et/ou corrosifs qui sont produits par les ménages. De façon générale on retrouve des peintures, vernis, colles, cires, antirouilles, solvants, tubes fluo, néons, cosmétiques pesticides, huile de vidange dans cette catégorie de déchet.

Déchets d’emballages : Par emballage, on désigne toute forme de contenant ou de support destiné à contenir un produit, pour en faciliter le transport ou la présentation à la vente.

Déchets d’Équipement Électriques et Électronique (DEE) : Aussi connu sous le nom de D3E, ce terme désigne tous les équipements en fin de vie fonctionnant à l’électricité ou via des champs électromagnétiques, les équipements de production, de transfert et de mesure des courants et champs. Concrètement on retrouve au sein de ces déchets les ordinateurs et le matériel informatique, les appareils téléphoniques, les appareils ménagers, etc.

Déchets des entreprises : Tous les déchets qui ne sont pas des déchets ménagers. Ceci inclut notamment les déchets provenant des entreprises industrielles, des artisans, commerçants, écoles, services publics, hôpitaux, services tertiaires et les déchets produits par les particuliers hors de leurs domiciles.

Déchets diffus spécifiques (DDS) : Déchets chimiques dangereux produits par les ménages.

Déchets encombrants : Déchets provenant de l’activité domestique des ménages qui, en raison de leur volume ou de leur poids, ne peuvent être pris en compte par la collecte usuelle des ordures ménagères et nécessite un mode de gestion particulier. Ils comprennent notamment :

  • des biens d’équipement ménagers usagés, (électroménagers, sommiers, vélos, gros cartons…)
  • des déblais et des gravats,
  • des déchets verts des ménages.
  • Il s’agit le plus souvent de déchets occasionnels.

Déchets fermentescibles : Déchets composés de matières organiques biodégradables. Ils regroupent essentiellement les déchets putrescibles, les papiers et cartons, des textiles sanitaires non synthétiques, les bois. Les matières plastiques en sont exclues.

Déchets Industriels Banals (DIB) : On retrouve dans cette catégorie des déchets non inertes et non dangereux qui sont générés par les entreprises, les industriels, les commerçants, les artisans ou encore les prestataires de services. Le plus fréquemment, ce sont des ferrailles, des métaux non ferreux, des papiers, des cartons, du verre, du textile et du bois que l’on retrouve dans cette catégorie de déchets.

Déchets inertes : Déchets qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou chimique avec l’environnement. Ils ne sont pas biodégradables. Ils regroupent des déchets minéraux, exemples : gravats, pierre, tuiles, brique, porcelaine…

Déchets des ménages : Déchets provenant de l’activité domestique des ménages et dont l’élimination relève généralement de la compétence des communes. Cela inclut les ordures ménagères ainsi que les déchets encombrants et dangereux. Le code général des collectivités territoriales (article 2223-13) indique que « les communes et les établissements publics de coopération intercommunale assurent, éventuellement en liaison avec les départements et les régions, l’élimination des déchets des ménages ».

Déchets ménagers et assimilés (DMA): Déchets issus des ménages et déchets assimilés. Les déchets produits par services municipaux, déchets de l’assainissement collectif, déchets de nettoyage des rues, de marchés ne relèvent pas de ce périmètre.

Déchets municipaux : regroupent l’ensemble des déchets dont la gestion relève de la compétence de la collectivité (déchets ménagers et des activités économiques collectés selon la même voie que ceux des ménages, dits « assimilés »). Ils regroupent :

  • Les ordures ménagères en mélange.
  • Les déchets ménagers collectés séparément.
  • Les déchets d’activités économiques assimilés aux déchets ménagers.
  • Les encombrants des ménages.
  • Les déchets collectés en déchetteries.
  • Les déchets dangereux des ménages.
  • Les déchets du nettoiement (voieries, marchés…).
  • Les déchets de l’assainissement collectif.
  • Les déchets verts des ménages et des collectivités locales.

Déchets du nettoiement : Déchets provenant du balayage des rues et autres espaces publics ou du vidage des corbeilles disposées sur les voies publiques. Ils comprennent notamment les déchets des marchés et des plages.

Déchets Non Dangereux (DND) : un déchet qui ne présente aucune des propriétés de dangers énumérées à l’annexe III de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives.

Déchets Organiques : Ce sont l’ensemble des résidus ou sous-produits organiques engendrés par l’agriculture, les industries agroalimentaires ou les collectivités composés de matière organique non synthétique caractérisée par la présence d’atomes de carbone issus d’organismes vivants, végétaux ou animaux. Autrement appelé déchet fermentescible, il correspond aux résidus d’origine végétale ou animale pouvant être dégradé par les micro-organismes. À partir de ces déchets, le groupe PÉNA produit des composts conformes aux normes NFU 44-051 et 44-095 distribués auprès des agriculteurs, des professionnels du paysage et des particuliers.

Déchets putrescibles : Déchets fermentescibles susceptibles de se dégrader spontanément dès leur production (pouvoir fermentescible intrinsèque).

Déchets verts : Matières végétales issues de l’exploitation, de l’entretien ou de la création de jardins ou d’espaces verts publics et privés ainsi que les déchets organiques des activités horticoles professionnelles ou municipales, à l’exception des supports de culture. Une partie de ces déchets verts, ceux des ménages, sont inclus dans les déchets encombrants et les ordures ménagères. En revanche tous les déchets verts ne sont pas des déchets municipaux ; En effet ceux-ci ne comprennent pas les déchets verts des entreprises.

Déchets verts des collectivités : Déchets issus des activités d’entretien et de renouvellement des espaces verts des collectivités territoriales, des organismes publics et parapublics.

Déchet ultime : Déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par la réduction de son caractère polluant ou dangereux..

Déchetterie / déchèterie : C’est un espace aménagé, gardienné, clôturé, où le particulier (et éventuellement l’artisan et le commerçant) peut apporter ses déchets encombrants, ainsi que d’autres déchets, en les répartissant dans des contenants spécifiques, en vue d’éliminer ou de valoriser au mieux les matériaux qui les constituent. Les déchetteries reçoivent les matériaux qui ne peuvent pas être collectés de façon traditionnelle par les services de ramassage des ordures ménagères en raison de leur taille (monstres : mobilier, literie, gros électroménager, cycle, caisse…), de leur quantité (gravats, déchets verts) ou de leur nature (huiles usagées, batteries, produits de bricolage ou d’entretien, piles boutons, etc.…).Lieu d’apport, la déchetterie ne constitue pas l’exutoire définitif des déchets, ni même le lieu de leur transformation. Elle joue par définition un rôle de transit et d’orientation. C’est un outil de collecte.

Déclaration : (régime de déclaration des ICPE) pour les activités les moins polluantes et les moins dangereuses. Une simple télé-déclaration vers la préfecture est nécessaire.

Dépollution : Opération qui consiste à traiter, partiellement ou totalement, un milieu pollué (sol, eaux superficielles/souterraines, air) pour en supprimer ou en diminuer fortement le caractère polluant, dans le but de restaurer leurs fonctions et les remettre en état pour un usage donné.

Dépôt de déblais et gravats : D’après la circulaire du 24 mai 1984 : « dépôt soumis à arrêté municipal » de déchets inertes, à l’exclusion de tous déchets ménagers ou industriels autres que déblais et gravats. Ce type de dépôt est également appelé décharge de classe III.

Dépôt sauvage : Dépôt de déchets sans autorisation communale et sans autorisation préfectorale au titre de la législation sur les ICPE.

Détenteur de déchet : Producteur des déchets ou personne physique ou morale qui a les déchets en sa possession.

Développement durable : « Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (Rapport Brundtland, 1987)

Digestat : Résidu organique issu de la méthanisation

Dioxines : Composé chimique apparaissant lors de la combustion de matières organiques. Il existe 210 dioxines, dont 17 sont considérées comme nocives.

Dioxyde d’azote (NO2) : Gaz rejeté par toute combustion en présence d’air, et provenant notamment de la combustion dans les moteurs. Il perturbe la fonction respiratoire chez les personnes sensibles.

Dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2) : Principal gaz à effet de serre, issu principalement de la combustion des énergies fossiles.

Dioxyde de soufre (SO2) : Gaz très irritant produit lors de la combustion des énergies fossiles (charbon, fioul…). Le dioxyde de soufre est l’un des principaux composants des pluies acides. Il résulte de la présence de résidus de soufre dans les combustibles fossiles. L’exposition à des concentrations élevées peut être source de difficultés respiratoires.

Dissémination volontaire : Utilisation délibérée d’un OGM dans l’environnement.

Ductilité : capacité d’un matériau à se déformer plastiquement sans se rompre.

E

Ecoconception : Démarche préventive et innovante qui permet de réduire les impacts négatifs du produit, service ou bâtiment sur l’environnement sur l’ensemble de son cycle de vie (ACV), tout en conservant ses qualités d’usage.

Eco-contribution/ ecocontribution : est un « coût » ajouté au prix de vente d’un objet d’un bien (appareils électriques, meuble, textile, pneus, pile…) pour financer la collecte et le recyclage. Ce financement est apparu dans le cadre des filières à Responsabilité Elargie du Producteur. On parle également d’éco-participation.

Eco-organisme : Pour les filières soumises au principe de la responsabilité élargie des producteurs, les fabricants et importateurs peuvent s’organiser autour de structures assumant la responsabilité financière et /ou organisationnelle de la gestion des produits en fin de vie.

ECO-EMBALLAGES : éco-organisme créé en 1992 pour assurer le pilotage du dispositif national de tri et de recyclage des emballages ménagers. A fusionné avec ECOFOLIO pour devenir CITEO

ECOFOLIO : éco-organisme des papiers qui finance et accompagne la collecte, le tri et le recyclage des papiers. A fusionné avec ECO-EMBALLAGES pour devenir CITEO

Ecolabel : Certains produits présentant des avantages écologiques se voient attribuer un label officiel (Marque NF Environnement ou Ecolabel européen) ; c’est le cas pour certaines peintures, colles, filtres à café, sacs poubelles…

ECO MOBIL-HOME : éco-organisme créé en 2011 pour accompagner la fin de vie des mobil-homes.

Economie d’énergie : Les économies d’énergie sont calculées à partir des écarts de consommations finales relevés dans les bilans de l’énergie entre deux années consécutives. La variation de ces consommations résulte de plusieurs effets : effet de l’activité économique, effet des investissements de maîtrise de l’énergie, effets divers comme par exemple le comportement des usagers.

Economie circulaire : est fondée sur le développement d’un système de production et d’échanges prenant en compte, dès leur conception, la durabilité et le recyclage des produits ou de leurs composants de sorte qu’ils puissent être réutilisés ou redevenir des matières premières nouvelles, afin de réduire la consommation des ressources et d’améliorer l’efficacité de leur utilisation. Cette optimisation du cycle de vie des produits vise à accroitre l’efficacité dans l’usage des matières et prend en compte de manière intégrée l’économie des ressources, matières, énergie et eau, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, nécessaires à ce cycle.

ECOLOGIC : Eco-organisme qui intervient dans la prise en charge des déchets d’Equipements électriques et électroniques – concurrent ECO-SYSTEMES

ECOMOBILIER : Eco-organisme qui apporte des solutions pour la collecte et la valorisation des meubles usagés. Mobilier des particuliers – concurrent VALDELIA (mobilier des professionnels)

Eco-participation (écoparticipation) : Voir éco-contribution

Ecoproduits : Produits dont le cycle (ou partie du cycle) production / consommation / élimination génère le moins de nuisances possibles en fonction de critères préalablement définis. Des labels existent dans certains pays (« NF Environnement » en France).

Ecotaxe : Taxe frappant un produit mis à la consommation, en raison de ses nuisances écologiques qu’il est réputé générer.

ECO-SYSTEMES : éco-organisme créé en 2005 par les producteurs et distributeurs d’appareils électriques et électroniques. Met en place la collecte et le recyclage des DEEE – Concurrent ECOLOGIC – A fusionné avec RECYLUM pour devenir ESR

ECOTLC : éco-organisme créé en 2009, pour accompagner la collecte et le recyclage des Textiles, Linges de maison et Chaussures.

Écocentre : Centre de collecte et de tri volontaire des déchets qui peut en assurer la récupération, le recyclage, l’incinération ou le stockage dans un centre d’enfouissement. L’Écocentre Adonis situé à Saint Jean d’Illac (33) a été la première plateforme de compostage en France à être certifiée ISO 14001.

Ecume : Scories à la surface des métaux en fusion

Effet de serre : Phénomène climatique naturel qui permet, en réchauffant l’atmosphère, la vie sur terre. La chaleur émise par le soleil est capturée, comme dans une serre, grâce à certains éléments composant l’atmosphère et notamment le gaz carbonique. L’augmentation de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère, due aux activités humaines, accentue cet effet de serre, ce qui se traduit par l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe. Si les incertitudes scientifiques restent encore nombreuses notamment quant aux conséquences sur la planète, la relation émissions anthropiques – réchauffement planétaire est aujourd’hui fermement établie.

Effluent : Terme générique désignant une eau résiduaire urbaine ou industrielle, aussi appelés eaux usées, et plus généralement tout rejet liquide véhiculant une certaine charge polluante (dissoute, colloïdale ou particulaire). Ces effluents recèlent des composants organiques ou chimiques nuisibles à l’environnement.

Élimination : L’élimination des déchets comporte les opérations de collecte, transport, stockage, tri et traitement nécessaires à la récupération des éléments et matériaux réutilisables ou de l’énergie, ainsi qu’au dépôt ou au rejet dans le milieu naturel de tous autres produits dans des conditions propres à éviter les nuisances mentionnées à l’alinéa précédent.

Emballages ménagers : Ensemble des emballages qui permettent d’assurer le conditionnement, la protection, le transport et la promotion d’un produit destiné aux ménages.

Encombrants : Déchets volumineux ne pouvant être déposés dans les conteneurs de collecte. Ne sont pas pris en compte: les déchets verts et les déblais et gravats.

Énergie fossile : Énergies (gaz, pétrole, charbon) extraites du sol et du sous-sol, qui se sont constituées par fossilisation de végétaux pendant des millions d’années. Leur combustion émet des gaz à effet de serre, dont principalement du dioxyde de carbone.

Energie Géothermique : Chaleur contenue dans la croûte terrestre et dans les couches superficielles de la terre.

Energie Hydraulique : Energie potentielle des eaux. La centrale hydroélectrique transforme l’énergie de la gravité de l’eau en énergie électrique.

Energie Nucléaire : Energie produite par les réacteurs des centrales nucléaires dans lesquels une réaction en chaîne de fission nucléaire – l’uranium étant le matériau fissile – peut être produite et contrôlée.

Energie Primaire : Ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement : le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie du vent, la géothermie et l’énergie tirée de la fission de l’uranium.

Énergies Renouvelables : Les énergies renouvelables sont des énergies inépuisables. Elles sont issues des éléments naturels : le soleil, le vent, les chutes d’eau, les marées, la chaleur de la Terre, la croissance des végétaux… On qualifie les énergies renouvelables d’énergies “flux” par opposition aux énergies “stock”, elles-mêmes constituées de gisements limités de combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz, uranium). Contrairement à celle des énergies fossiles, l’exploitation des énergies renouvelables n’engendre pas ou peu de déchets et d’émissions polluantes. Ce sont les énergies de l’avenir. Mais elles sont encore sous-exploitées par rapport à leur potentiel puisque ces énergies renouvelables ne couvrent que 20 % de la consommation mondiale d’électricité.

Enregistrement : (régime d’enregistrement des ICPE) conçu comme une autorisation simplifiée visant des secteurs pour lesquels les mesures techniques pour prévenir les inconvénients sont bien connues et standardisées. Ce régime a été introduit par l’ordonnance n°2009-663 du 11 juin 2009 et mis en œuvre par un ensemble de dispositions publiées au JO du 14 avril 2010.

Environnement : Milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l’air, l’eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations.

Épandage : L’épandage est une technique agricole consistant à répandre divers produits sur des zones cultivées, forêts, voies ferrées, marais…

Équivalent CO2 : Méthode de mesure des émissions de gaz à effet de serre qui prend en compte le pouvoir de réchauffement de chaque gaz relativement à celui du CO2

ESR : Eco-organisme né de la fusion d’ECO-SYSTEMES et de RECYLUM, regroupe les activités de collecte et de recyclage pour les DEEE ménagers et pour les DEEE professionnels, les lampes et les petits extincteurs.

Etude de danger : Etude approfondie des conséquences du fonctionnement d’une installation, existante ou en projet, sur l’environnement, les personnes et les biens, en termes d’accidents, d’aléas naturels ou anthropiques, et de dommages. Elle est requise lors du dépôt d’un dossier de demande d’autorisation d’une installation classée (Décret n° 94.484 du 9 juin 1994).

Etude déchets : Etude fixée et imposée réglementairement (circulaire du 28 décembre 1990) à près de 2000 installations classées existantes ou lors de toute nouvelle demande d’autorisation ; elle comporte trois parties :

  • description de la situation existant dans l’installation ou dans l’entreprise (production, gestion et élimination des déchets)
  • étude technico – économique des solutions alternatives pour diminuer les flux et la nocivité résiduelle des déchets
  • présentation et justification des filières dont le choix est retenu.

Etude d’impact : Les installations soumises à autorisation (usines, dépôts, carrières, etc…) doivent faire l’objet d’une étude d’impact afin de quantifier les pollutions et nuisances causées par le fonctionnement normal de l’installation. L’étude doit aider le maître d’ouvrage à concevoir un projet respectueux de l’environnement, aider l’autorité compétente à prendre une décision d’autorisation et à déterminer le cas échéant les conditions environnementales de son autorisation ; elle doit permettre enfin au public concerné par la réalisation du projet d’être correctement informé, d’émettre un avis et favoriser ainsi un débat sur les projets.

Etude de sol : Etude préliminaire du sol d’un site (potentiellement) pollué visant à :

  • identifier les pollutions potentielles, voire à constater l’impact sur la santé humaine et l’environnement des activités, passées ou présentes, pratiquées sur ce site
  • recueillir les informations indispensables pour mettre en oeuvre la méthode d’évaluation des risques simplifiée et de classement des sites en vue de hiérarchiser les priorités d’intervention.

Se référer au logigramme de présentation de la politique nationale de gestion et de réhabilitation de sites et sols pollués. Ne pas confondre avec la pédologie, science de l’étude des sols.

Etude des dangers : Evaluation des caractéristiques conduisant à des effets indésirables qu’une substance est intrinsèquement capable de provoquer.

Evaluation des risques : Suite à l’identification du danger, et le cas échéant, du rapport dose (concentration) – réponse (effet), évaluation de l’exposition et caractérisation des risques (estimation de l’incidence et de la gravité des effets indésirables susceptibles d’être produits dans une population humaine ou une composante de l’environnement en raison de l’exposition, réelle ou prévisible, à une substance).

Exutoire final : installation qui effectue à la suite d’une opération intermédiaire de traitement, la valorisation ou l’élimination finale des déchets transférés. Extrusion : L’extrusion est un procédé de transformation en continu d’une matière malléable homogénéisée (plastiques) et fusionnée par malaxage et échauffement (mécanique et thermique). Dans un fourreau (cylindre), la matière comprimée par une vis sans fin, est poussée vers une filière, pour être mise en forme. Ce procédé permet d’obtenir en continu des produits semi-finis de formes diverses.

Extrusion soufflage : La matière une fois extrudée passe dans un moule où est insufflé de l’air. On obtient ainsi des corps creux (ex. certaines bouteilles).

F

Facteur de Charge : Rapport, exprimé en % entre l’énergie produite par une centrale électrique et l’énergie productible par cette centrale.

Facteur d’Emissions : Contenu en polluants atmosphériques (CO2, SO2, N0x) d’une unité de consommation d’énergie.

Fermentation aérobie : Il s’agit de l’une des étapes du processus de transformation des déchets organiques en compost. La fermentation aérobie, associée à l’hygiénisation, permet de dégrader la matière organique lors d’un passage à haute température, détruisant tout germe et agent pathogène. La technologie de compostage Adonis® proposée par le bureau d’études AMENDOR permet de produire des composts à haute valeur agronomique à partir de déchets verts, biodéchets, boues de stations d’épuration, sous-produits animaux et ordures ménagères résiduelles.

Filières de gestion ou d’élimination des déchets : Ensemble des opérations et outils mis en œuvre à un niveau local pour éliminer les déchets au sens législatif du terme, c’est à dire de la collecte en passant par toute opération de récupération, de tri, de valorisation et de traitement, jusqu’au stockage en décharge autorisée des déchets ultimes. Il convient d’y associer les opérations de prévention et de pré-collecte.

Filtration : Technique permettant d’éliminer les impuretés présentes dans un flux par un système de filtres.

Flux de déchets ou de sous-produits: Fraction du gisement des déchets ou des sous-produits, séparée par le producteur, ou ultérieurement à n’importe quel stade de la gestion des déchets.

5 Flux : décret n° 2016-288 du 10 mars 2016, qui fait obligation aux producteurs et détenteurs de déchets (entreprises, commerces, administrations…) de trier à la source 5 flux de déchets : papier/carton, métal, plastique, verre bois, afin de favoriser la valorisation de ces matières. Un point spécifique est porté aux déchets de papiers de bureau.

Formage ou thermoformage : Technique permettant de donner une forme par réchauffement des parois du moule puis par injection d’air ou aspiration sous vide.

Fraction fermentescible des ordures ménagères (FFOM) : Ce sont les déchets ménagers putrescibles qui peuvent être compostés : déchets de cuisine, certains déchets verts, papiers-cartons et textiles sanitaires.

Friche : Espace laissé à l’abandon, temporairement ou définitivement, à la suite de l’arrêt d’une activité agricole, portuaire, industrielle, de service, de transformation, de défense militaire, de stockage, de transport.

G

Gaz à effet de serre : Un gaz à effet de serre est une substance gazeuse qui a la caractéristique d’absorber le rayonnement infrarouge produit par la Terre. Les gaz à effet de serre sont considérés comme l’une des causes du réchauffement climatique.

Gaz fluoré : Gaz à effet de serre qui, tels les hydro fluocarbures (HFC), sont inexistants à l’état naturel et produits par les activités humaines (notamment les systèmes de climatisation des bâtiments). Il existe trois types de gaz fluorés : les hydrofluorocarbures (HFC), les hydro chlorofluorocarbures (HCFC) et les chlorofluorocarbures (CFC).

Gaz Naturel pour Véhicules (GNV) : Gaz naturel utilisé comme carburant automobile.

Gestion déléguée : Mode d’exploitation de services publics ou de services d’intérêt général, relevant des autorités publiques et bénéficiant aux habitants, qui le plus souvent, en acquittent le prix directement auprès du délégataire. Le délégataire assure la responsabilité du fonctionnement du service : collecte des déchets, traitement et élimination, distribution d’eau, assainissement, traitement des eaux usées.

Gestion des déchets : Ensemble des opérations et moyens mis en oeuvre pour limiter, recycler, valoriser ou éliminer les déchets : opérations de prévention, de pré-collecte, collecte, et transport et toute opération de tri, de traitement, jusqu’au stockage.

Gisement : Quantité de déchets produits et collectés sur un territoire défini.

Granulation : Technique permettant de faire des granules : la matière fondue passe au travers d’une filière qui les transforme en joncs qui sont ensuite refroidis puis coupés.

H

Haut le Pied : Temps de trajet du véhicule de collecte pendant lequel la collecte n’est pas effective : transferts entre le garage et le lieu de collecte, entre le lieu de collecte et le lieu de vidage, etc.

Hedging: On parle de stratégie de hedging lorsque l’on se couvre contre les fluctuations d’un cours. Le hedging est à utiliser lorsque l’on a des doutes sur la tendance à venir du marché. Cette situation est courante dans le cadre du négoce de métaux.

Hydrocarbures : Un hydrocarbure est un composé organique contenant exclusivement des atomes de carbone (C) et d’hydrogène (H). Ils sont inflammables et ne se mélangent pas avec l’eau. Raffinés à partir de pétrole, ils servent notamment de combustible pour les moteurs à explosion.

Huile industrielle claire usagée : Ce sont des lubrifiants après usage initialement destinés à des applications peu contraignantes sur le plan thermique et qui sont par conséquent nettement moins dégradés.

Huile industrielle noire usagée : Ce sont des lubrifiants après usage, initialement destinés à des applications contraignantes (température, etc.) et qui sont par conséquent très dégradés une fois usagés (oxydation, etc.).

I

ICPE : On appelle Installation Classée pour la Protection de l’Environnement, les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d’une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l’agriculture, soit pour la protection de la nature, de l’environnement et des paysages, soit pour l’utilisation rationnelle de l’énergie, soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine archéologique.

Impact: Effet d’une action, d’un aménagement, d’une exploitation de matière première, …, sur un milieu naturel, des organismes, un écosystème, des paysages…

Impact environnemental : Toute modification de l’environnement, négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services d’un organisme.

Incinération : Traitement basé sur la combustion avec excès d’air. Ce traitement se fait avec ou sans valorisation énergétique. La directive européenne sur l’incinération du 4 décembre 2000 définit « installation d’incinération » toute installation de traitement thermique, y compris l’incinération par oxydation, pyrolyse, gazéification ou traitement plasmatique.

Inertes : Déchets qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou chimique avec l’environnement. Ils ne sont pas biodégradables. Ils regroupent des déchets minéraux, exemples : gravats, pierre, tuiles, brique, porcelaine…

Injection : Procédé de transformation en discontinu d’une matière malléable (plastique). Dans un premier temps, la matière est comprimée dans un fourreau par une vis sans fin, homogénéisée et fusionnée par malaxage et échauffement (mécanique et thermique). Dans un deuxième temps, la matière est expulsée par avancée dans la vis au travers d’un orifice (buse) dans un moule refroidi. Ce procédé permet d’obtenir, en discontinu, des produits finis ou semi-finis de forme complexe, qui le plus souvent ne peuvent pas être réalisées par extrusion (exemple : préforme de bouteille).

Installation de Stockage de Déchets (ISD) : Installation d’élimination des déchets par dépôt ou enfouissement sur ou dans la terre et qui respecte la réglementation en vigueur pour ces installations. Les installations de stockage sont aussi couramment dénommées décharge, centre de stockage (CSD) ou centre d’enfouissement technique (CET).

INS (Imprimés Non Sollicités) : les déchets d’imprimés non sollicités se composent de l’ensemble des imprimés distribués dans les boîtes aux lettres. Les imprimés concernés sont ainsi les imprimés publicitaires sans adresse, les imprimés publicitaires mis à disposition et la presse gratuite d’annonces. La presse à contenu rédactionnel quant à elle n’est pas concernée par cette filière.

In Situ : Mesure ou traitement en place, dans l’environnement naturel (terme latin).

Intensité énergétique: Consommation d’énergie par unité monétaire ou physique qui mesure les quantités d’énergie nécessaires à la production d’une unité de valeur ajoutée ou d’une unité physique de production.

ISO 14001 : Norme constatant l’aptitude d’une société ou d’un organisme à maîtriser l’impact de l’activité sur l’environnement et le respect réglementaire.

J

JRM : Journaux / Revues / Magazines.

K

L

Licence AQSIQ : L’AQSIQ (General Administration of Quality Supervision, Inspection and Quarantine) est l’organe administratif chinois chargé de contrôler les importations et les exportations sur le territoire de la Chine. Cet organisme délivre des accréditations indispensables à toutes expéditions. PENA Métaux est accrédité depuis 10 ans déjà.

Lixiviats : Lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent une fraction liquide appelée « lixiviats ». Riches en matière organique et en éléments traces, ces lixiviats ne peuvent être rejetés directement dans le milieu naturel et doivent être soigneusement collectés et traités.

Lombricompostage : Processus de compostage dans lequel on utilise des vers de terre (lombrics) pour transformer la matière organique.

Lubrifiants : Les lubrifiants englobent l’ensemble des biomolécules qui ont la propriété de lubrifier, c’est-à dire de rendre glissant, d’atténuer le frottement et l’usure, ou encore d’éviter l’adhérence à une paroi pour faciliter le fonctionnement d’un dispositif. A cette catégorie sont également rattachés les fluides hydrauliques.

M

Mâchefer : Résidu solide relativement grossier issu de l’incinération de déchets et que l’on extrait à la base du four et qui subissent différentes étapes de refroidissement et de traitement (filtration et/ou neutralisation).

Magnétisme : ensemble de phénomènes physiques dans lesquels les objets exercent des forces attractives ou répulsives sur d’autres matériaux. Les métaux ferreux sont attirés par un aimant, on parle de métaux magnétiques. A contrario, les métaux non ferreux sont amagnétiques (ne collent pas à l’aimant)

Magnétique : se dit d’un métal qui aimante (métaux ferreux)

Maîtrise de l’énergie : Ensemble des mesures mises en œuvre pour une utilisation la plus efficace possible des ressources énergétiques. Ce terme englobe les économies d’énergie, l’utilisation rationnelle de l’énergie et les substitutions énergétiques.

Malléabilité : propriété d’un matériau à être déformé à chaud ou à froid, par choc ou pression, en conservant la nouvelle forme acquise. La malléabilité est la raison pour laquelle on peut laminer (rouleau compresseur) un matériau, le forger (martèlement), ou découper plus ou moins facilement un matériau de faible épaisseur.

Matière Première Secondaire (MPS) ou MPR (recyclée): Matériaux issus du recyclage de déchets et pouvant être utilisés en substitution totale ou partielle de matière première vierge.

Matériaux Recyclables : Déchets métalliques, papiers, cartons, plastiques, EJM, verre, textiles.

Matte : La matte désigne une matière sulfurée semi-métallique, produit intermédiaire dans les procédés pyrométallurgiques d’extraction de métaux non ferreux. Elle est le résultat de la première fusion d’un minerai sulfuré, par exemple de cuivre, de plomb, d’argent, d’antimoine ou de nickel.

Maturation : Ce terme fait référence à la stabilisation de la matière organique en humus. C’est l’une des étapes du processus de transformation des déchets organiques en compost.

Matière organique : La matière organique (MO) est la matière carbonée produite en général par des êtres vivants, végétaux, animaux, ou micro-organismes. À la différence de la matière minérale, la matière organique est souvent biodégradable. Elle peut ainsi être facilement recyclée en compost ou en biogaz.

Métaux critiques : les métaux issus de la liste européenne des matières premières critiques à savoir stratégiques pour l’industrie européenne (Liste 2017 : Antimoine, Baryte, Béryllium, Bismuth, Borate, Caoutchouc naturel, Cobalt, Coke de chauffe, Fluorspar, Gallium, Germanium, Graphite naturel, Hafnium, Hélium, Indium, Magnésium, Niobium, Platinoïdes, Phosphate roc, Phosphore, Scandium, Silice métal, Tantale, Terres rares légères et lourdes, Tungstène, Vanadium) = Métaux stratégiques

Métaux ferreux : les métaux qui contiennent de la ferrite (oxydes) issus du minerai de Fer.

Métaux non ferreux : Cette appellation fait référence à tous les métaux à l’exception du fer et des alliages dont la teneur en fer est minoritaire. On retrouve par exemple dans cette catégorie de déchet le cuivre, le laiton, l’aluminium ou encore l’inox. Les métaux qui ne contiennent pas de ferrite.

Métaux lourds : les métaux dont la masse volumique est supérieure à 5000kg/m3.

Métaux nobles : Métaux résistants à la corrosion et à l’oxydation dans l’air humide : ce sont le ruthénium, le rhodium, l’argent, l’osmium, l’iridium, le platine et l’or; le mercure

Métaux précieux : les métaux les plus rares et dont la valeur marchande est la plus élevée, comme l’or, l’argent, le platine et le palladium…

Métaux réfractaires : les métaux particulièrement résistants aux températures élevées et à l’usure comme le niobium, le molybdène, le tantale, le tungstène et le rhénium

Métaux stratégiques : voir métaux critiques

Méthane (CH4) : Gaz produit lors de la dégradation anaérobie et contribuant à l’effet de serre. Principal constituant combustible du biogaz (et du gaz naturel).

Méthanisation : Production de biogaz par dégradation anaérobie contrôlée des déchets organiques.

Minéralisation : Transformation de la matière organique en matière minérale.

Modalité de collecte : Nombre et nature des flux séparés de déchets faisant l’objet d’une collecte séparative, pour une catégorie de déchets donnée.

N

Neutralisation : Processus chimique consistant à enlever les acides des fumées des incinérateurs en les faisant réagir avec une base (de la chaux en général ou de la soude). Cette réaction provoque la formation d’eau et de sel. L’acide chlorhydrique étant en plus grande quantité que les autres, on utilise souvent le terme de déchloruration pour celui de neutralisation.

NIMBY : « No in my back yard : pas dans mon jardin ! ». Phénomène de rejet par la population locale d’un projet d’installation classée dès lors qu’il est localisé dans la zone de vie de cette population.

Nomenclature des déchets : Document réglementaire permettant le classement des déchets selon un code alphanumérique en fonction de leur origine et de leur catégorie ; le code C suivi de trois chiffres indique la catégorie de déchets, alors que le code A suivi de trois chiffres se rapporte à l’activité qui l’a généré (Avis du 16 mai 1985 relatif à la nomenclature des déchets).

Nomenclature des Installations Classées : Documents réglementaire permettant le classement des installations classées (Décret du 20 mai 1953 et ses modifications, loi n°76.663 du 19 juillet 1976, décret n°77.1133 du 21 septembre 1977).

Notifiant : Organisateur du transfert transfrontalier de déchets dans le cadre d’une démarche de notification.

Normal mètre cube Nm3 : unité de volume standard permettant de comparer entre elles des mesures effectuées dans des conditions de températures et de pressions différentes. Les conditions du Nm3 sont : une température de 273°Kelvin (0°C) et une pression de 101.3 Kilopascals.

O

Obsolescence programmée : Ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement.

Ordures ménagères (OM) : Déchets issus de l’activité quotidienne des ménages et pouvant être pris en compte par la collecte traditionnelle. Opérateur : Personne ou entreprise chargée par délégation de la collectivité d’effectuer les opérations de collecte et/ou de tri.

Ordure Ménagère Résiduelle (OMR) : Déchets restant après les collectes sélectives. Cette fraction de déchets est parfois appelée « poubelle grise ». Sa composition varie selon les lieux en fonction des types de collecte. Les Ordures Ménagères Résiduelles désignent les déchets qui restent après les collectes sélectives. Ces déchets peuvent aussi être appelés « poubelle grise ».

Organisme Génétiquement Modifié (OGM) : Organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique (ensemble de gènes) par une technique nouvelle dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle.

P

Particule (PM) : Fines matières liquides (brouillard) ou solides (poussières, fumées) en suspension dans l’air, d’origine naturelle (feux de forêt, poussières volcaniques, etc.) ou humaine. On distingue les grosses particules de 2,5 à 10 micromètres de diamètre, produites par exemple par le secteur de la construction ou de l’exploitation minière et les particules fines de moins de 2,5 micromètres. Le transport routier, les installations de chauffage et les procédés industriels sont les principaux émetteurs de particules fines en France. Les particules provoquent des effets inflammatoires sur les voies respiratoires et sont suspectées d’être cancérigènes après une exposition à long terme.

PAV : Point d’Apport Volontaire : point de collecte auquel le détenteur apporte ses déchets préalablement triés.

Permis d’émission négociable : Un pollueur ne peut émettre que la quantité de pollution pour laquelle il dispose de permis. Ces permis d’émission sont échangeables sur un marché.

Plan Régional de Prévention et de Gestion des déchets (PRPGD) : outil de planification globale de la prévention et de la gestion de l’ensemble des déchets produits sur le territoire qu’ils soient issus des ménages ou des activités économiques. Il a pour rôle de mettre en place les conditions d’atteinte des objectifs nationaux de réduction des déchets à la source, d’amélioration des taux de tri et de valorisation des déchets.

Point d’apport volontaire : Emplacement en accès libres équipé d’un ou de plusieurs contenants destiné à permettre de déposer volontairement des déchets préalablement séparés par leurs producteurs.

Point de regroupement : Emplacement pour la collecte en porte-à-porte équipé d’un ou de plusieurs conteneurs affecté à un groupe d’usagers nommément identifiables. Cet emplacement, souvent aménagé, permet de répondre à des contraintes économiques (en limitant le nombre d’arrêts et la durée d’une tournée de collecte) ou à des difficultés d’accès (chemins non carrossables en campagne).

Pôle National Transferts Transfrontaliers de Déchets : équipe qui instruit les dossiers de transferts de déchets soumis à la procédure de notification et pour conseiller les acteurs sur la procédure d’information.

Pollueur-payeur : Principe selon lequel c’est le pollueur qui doit assumer le coût de la pollution.

Pollution : Introduction directe ou indirecte, par l’activité humaine, de substances, de chaleur ou de bruit dans l’environnement, susceptibles de causer un danger pour la santé humaine, des détériorations aux ressources biologiques, aux écosystèmes ou aux biens matériels, une entrave à un usage légitime de l’environnement.

Potentiel de Réchauffement Global (PRG) : Unité de mesure évaluant le potentiel de réchauffement d’un gaz à effet de serre en fonction de sa durée de vie dans l’atmosphère et de sa capacité à absorber les rayons infrarouges. Par convention, le PRG du CO2 est de 1, et celui du méthane de 23.

Pouvoir calorifique inférieur PCI : Représente la quantité de chaleur dégagée par la combustion d’une unité de masse de produit (1kg) dans des conditions standardisées, l’eau formée étant à l’état de vapeur. Plus le PCI est élevé, mieux le produit brûle. L’unité officielle est le joule/kilo mais il est en général exprimé en kilocalories/kilo (kcal/kg) ou thermie/tonne (th/t). Le PCI du pétrole est de 10 000 th/t, celui des ordures ménagères est de l’ordre de 2 000 th/t mais varie d’un lieu à l’autre, d’une saison à l’autre. (1 calorie = 4,18 Joules ; 1 thermie = 1 000 000 calories ; 1 kWh=0,86 thermie).

Pré-collecte : Ensemble des opérations d’évacuation des déchets depuis leur lieu de production (logement,…), jusqu’au lieu de prise en charge par le service de collecte public. La pré-collecte se situe donc, pour l’essentiel, au sein des habitations et des entreprises.

Presse à balles : Une presse à balles est une machine servant à comprimer des matériaux pour en faire des balles (volumes de matériaux compactés, par exemple bouteilles de PET, textiles, cartons…).

Prétraitement : Opération qui conduit à la modification de la composition chimique ou des caractéristiques physiques du déchet et qui nécessite un traitement complémentaire ou une mise en installation de stockage de déchets. Le but principal est de diriger, par le jeu de mélanges et de séparations de phases, chaque fraction du déchet vers sa destination économique optimale.

Prescriptions Techniques Minimales (PTM) : Les Prescriptions Techniques Minimales sont les spécifications auxquelles doivent répondre les matériaux à l’issue du tri pour pouvoir être introduits dans les filières industrielles (qui appliquent la garantie de reprise).

Prévention : Toute action amont (généralement au niveau de la conception / production / distribution d’un bien) visant à faciliter la gestion ultérieure des déchets, notamment par la réduction des quantités de déchets produits et / ou de leur nocivité ou par l’amélioration du caractère valorisable. 5exemple : réduction du taux de métaux lourds dans les encres, les piles…).

Principe de précaution :  » La notion de principe de précaution est apparue au cours des années 1980, à l’occasion de débats relatifs aux problèmes internationaux d’environnement, avant de recevoir une consécration publique en 1992, à l’occasion de la Conférence de Rio. La France est le premier pays à l’avoir inscrit dans son droit interne. La loi du 2 février 1995, dite loi Barnier, en fournit une définition, insérée à l’article L.200-1 du Code rural qui dispose que  » l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable »

PV CYCLE : éco-organisme pour la gestion des panneaux photovoltaïques usagés.

Pyrolyse :  » Décomposition ou destruction par l’action de la chaleur en atmosphère inerte. Désigne quelquefois la première étape de combustion.

Q

R

Radioprotection : Ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants sur les personnes directement ou indirectement, y compris par les atteintes portées à l’environnement. Reach Stacker : Camions-grue permettant de déplacer facilement des conteneurs.

Recherche historique : Première étape de la politique de gestion et de traitement des sites et sols pollués visant à identifier, à recenser les secteurs géographiques sur lesquels ont été pratiquées par le passé des activités susceptibles d’engendrer une pollution de l’environnement. Ces inventaires historiques sont, en général, réalisés à l’échelle d’une région, à partir d’une analyse critique des archives locales (administrations, archives départementales et communales, Institut Géographique National, chambres de commerce et d’industrie, directions régionales des affaires culturelles, …).

Récupération : Opération qui consiste à collecter et/ou trier des déchets en vue d’une valorisation des biens et matières les constituant.

Recyclage : Retraitement de matériaux ou de substances contenus dans des déchets au moyen d’un procédé de production de telle sorte qu’ils donnent naissance ou sont incorporés à de nouveaux produits, matériaux ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d’autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n’inclut pas, notamment, la valorisation énergétique, la conversion pour l’utilisation comme combustible, les procédés comportant une combustion ou une utilisation comme source d’énergie, y compris l’énergie chimique, ou les opérations de remblayage.

Recyclage matière : Réintroduction d’un matériau dans un cycle de production en remplacement total ou partiel d’une matière première vierge (verre, papier, métal…). Le recyclage peut intervenir dans le même cycle de production que le produit d’origine (cas du verre ou des métaux) ou dans un cycle différent, pour une production généralement « moins noble » : cas de la transformation de bouteilles PVC en tubes pour câblage, de plastiques mélangés en piquets de vigne.

Recyclage chimique : Technique de décomposition (chimique ou thermique) des chaînes macromoléculaires des polymères de plastique permettant la création d’éléments réactifs ou potentiellement réactifs, dans le but de fabriquer une nouvelle matière plastique.

Recyclage mécanique : Le recyclage mécanique comprend deux étapes : la régénération qui permet d’obtenir une matière homogène et propre et le recyclage qui transforme cette matière en produit finis ou semi-finis. Le recyclage mécanique ne modifie pas la structure chimique des plastiques.

Recyclage organique ou compostage : Le recyclage organique ou compostage consiste à laisser fermenter des résidus agricoles ou urbains (ordures ménagères) mélangés ou non avec de la terre végétale. On obtient ainsi du compost (engrais) qui est un mélange fermenté de résidus organiques et minéraux, utilisé pour l’amendement des terres agricoles.

RECYLUM : éco-organisme qui organise et développe la collecte et le recyclage des lampes, des équipements électriques professionnels, et des petits appareils extincteurs. A fusionné avec ECO-SYSTEMES pour devenir ESR

Réemploi : c’est un nouvel emploi d’un déchet pour un usage analogue à celui de sa première utilisation. C’est, en quelque sorte, prolonger la durée de vie du produit avant qu’il ne devienne un déchet. Par exemple, la consigne des bouteilles, à nouveau remplies après leur nettoyage.

REFIOM : Résidu de Fumée d’Incinération d’Ordures Ménagères : Résidus solides obtenus après traitement chimique des fumées d’incinération de déchets ménagers. Il s’agit de piéger les gaz acides, poussières, métaux lourds, oxydes d’azote et dioxines, afin d’épurer les fumées avant leur rejet à l’atmosphère.

Refus de compostage : Partie des déchets sortant d’une installation de compostage qui n’est pas destinée à une valorisation organique.

Refus de tri : Déchets non récupérés à l’issue du tri industriel. Ils font l’objet d’un traitement ultérieur.

Régénération : Consiste en un procédé physique ou chimique qui redonne à un déchet son état et ses qualités initiales, permettant de l’utiliser en remplacement d’une matière première vierge. (Exemple : régénération des huiles et solvants).

Réhabilitation: Ensemble d’opérations (traitement de dépollution, résorption, contrôles institutionnels, réaménagement,…) effectuées en vue de rendre un site apte à un usage donné.

Rendement énergétique : Rapport entre l’énergie utile fournie par l’appareil et l’énergie finale livrée. Mesure la performance énergétique des équipements.

Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) : Obligation incombant aux producteurs ou aux distributeurs d’un produit de prendre en charge (physiquement ou financièrement) la fin de vie de ce produit, afin d’en assurer la valorisation (réutilisation, recyclage ou récupération d’énergie) ou l’élimination dans les meilleures conditions possibles du point de vue environnemental.

Résidus d’épuration des fumées : Résidus issus du dépoussiérage et de la neutralisation des fumées des incinérateurs.

Réutilisation : Opération consistant à réemployer un déchet sans l’avoir transformé et pour les mêmes fonctions qu’il avait précédemment. Consiste à utiliser un déchet pour un usage différent de son premier emploi ou à faire, à partir d’un déchet, un autre produit que celui qui lui a donné naissance. Par exemple, utiliser des pneus de voiture pour protéger la coque des barques ou des chalutiers.

Résidus ultimes : Au sens de l’art 1 de la Loi du 15 juillet 1975 modifiée, est un résidu ultime « un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux ».

Risque: Probabilité qu’un effet indésirable se réalise dans des conditions d’exposition données.

Rudologie : analyse systématique les déchets, de leurs traitements. Celui qui étudie est le rudologue.

S

Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) : schéma régional d’aménagement du territoire, de planification qui fusionne plusieurs documents sectoriels ou schémas existants : schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD), schéma régional de l’intermodalité (SRI), schéma régional climat air énergie (SRCAE) et SRCE. Il est institué par la loi NOTRe dans le contexte de la mise en place des nouvelles Régions (en 2016).

SCRELEC : éco-organisme créé en 1999 à l’initiative des fabricants d’accumulateurs, de téléphonie et d’électronique. Accompagne la collecte et le traitement des piles et accumulateurs- Concurrent COREPILE Depuis 2018, agréé par l’état pour les cartouches d’encres professionnelles–

Site : Ensemble du secteur géographique sur lequel une pollution de l’environnement est susceptible d’être rencontrée du fait des anciennes activités pratiquées.

  • Site industriel : secteur géographique correspondant à l’emprise industrielle (limites de propriété).
  • Site pollué : site présentant un risque pérenne, réel ou potentiel pour la santé humaine ou l’environnement du fait d’une pollution de l’un ou l’autre des milieux, résultant d’une activité actuelle ou ancienne.
  • Site orphelin : site (potentiellement) pollué dont le responsable n’est pas connu ou insolvable (notamment du fait du montant des travaux à engager pour réduire ou supprimer les risques constatés). Un site est reconnu orphelin par décision du Ministre de l’Environnement, qui saisit le comité visé à l’article 22.3 de la loi n°75.633 du 15 juillet 1975. Après décision du comité d’affectation des crédits sur ce site, le Préfet est autorisé à charger l’ADEME de l’exécution d’office des études, traitements et actions de toute nature nécessaires pour en maîtriser autant que faire se peut l’impact sur la santé humaine et l’environnement.

Sol : Couche supérieure de la croûte terrestre composée de particules minérales, de matière organique, d’eau, d’air et d’organismes.

Sens pédologique : partie des formations naturelles superficielles soumises aux processus pédologiques et subissant des évolutions plus ou moins importantes dans la composition chimique et la constitution minéralogique ;

Source (de pollution) : Terme générique désignant une entité (spatialement délimité, foyer) ou un ensemble d’entités dont les caractéristiques ou les effets permettent de les considérer comme à l’origine de nuisances ou de dangers. Il s’agit en général de zones où des substances dangereuses, des déchets ont été déversés accidentellement, déposés, stockés ou éliminés.

SpaN – catégorie 3 : Sous Produits ANimaux, ce type de déchet fait référence aux « matières crues » d’origine animale. La société Péna traite ce type de déchets de catégorie 3, c’est-à-dire ceux abattus en abattoirs et déclarés propres à la consommation humaine. Il s’agit de la seule catégorie valorisable sous conditions en alimentation animale, les catégories 1 et 2 faisant référence aux SPAn destiné à la destruction et interdits en alimentation animale.

Stabilisation : Un déchet est considéré comme stabilisé quand sa perméabilité à l’eau et sa fraction lixiviable ont été réduites et quand sa tenue mécanique a été améliorée de façon à ce que ses caractéristiques satisfassent aux critères d’acceptation des déchets stabilisés. Le terme de stabilisation regroupe, selon la Commission AFNOR, les opérations telles que solidification, fixation physique, fixation chimique, visant à réduire le flux de polluants.

Stériles : tous les éléments non métalliques pouvant se trouver avec les déchets de métaux et alliages à récupérer (ex. plastiques, des cuirs, crins, bois, fibres textiles)

Structurant : Produits susceptibles d’améliorer la porosité d’un mélange et de faciliter son aération. Les déchets ligneux ont l’avantage d’être à la fois structurants et carbonés, et sont particulièrement bien adaptés à des mélanges avec des produits compacts et azotés (boues, gazons, etc.).

T

Tautliner : Remorque routière composée d’un plateau et d’une structure bâchée, pouvant être déchargée de tous les côtés.

TEP – Tonne d’Équivalent Pétrole : Unité conventionnelle permettant de réaliser des bilans énergétiques multi-énergies avec comme référence l’équivalence en pétrole. Elle vaut, par définition, 41,868 Giga joule (GJ), ce qui correspond au pouvoir calorifique d’une tonne de pétrole.

Thermodurcissables : famille de plastiques non recyclables. La transformation d’un matériau thermodurcissable fait intervenir une polymérisation, laquelle est irréversible et conduit à un produit fini solide, généralement rigide. Ce dernier est infusible donc non transformable, ce qui empêche son recyclage.

Thermolyse: Synonyme de pyrolyse. S’emploie pour qualifier certains procédés de pyrolyse à des températures plus basses, ou opérant sous pression réduite.

Thermoplastiques : famille de plastiques recyclables. Une matière thermoplastique désigne une matière qui se ramollit (parfois on observe une fusion franche) d’une façon répétée lorsqu’elle est chauffée au-dessus d’une certaine température, mais qui, au-dessous, redevient dure.

Toxicité : Propriété d’une substance chimique introduite dans un organisme, d’engendrer, temporairement ou non, des troubles de certaines fonctions. La toxicité peut être la conséquence de divers phénomènes :

  • par cumul de doses liées à des composés stables et rémanents (métaux lourds, pesticides chlorés, fluorures, …),
  • par sommation des effets liés à des produits métabolisés par l’organisme,
  • toxicité immunoallergique liée à la sensibilité propre au sujet, sans qu’il y ait une relation entre la dose et l’effet.

Traitement : Processus physiques, thermiques, chimiques ou biologiques, y compris le tri, qui modifient les caractéristiques des déchets de manière à en réduire le volume ou le caractère dangereux, à en faciliter la manipulation ou à en favoriser les valorisations.

Traitement biologique : Procédé de transformation contrôlée de matières fermentescibles produisant un résidu organique plus stable susceptible d’être utilisé en tant qu’amendement organique ou support de culture.

Traitement thermique : Traitement par la chaleur (incinération, thermolyse).

Transfert ou transit : Changement de véhicules entre la collecte et les sites de tri, de traitement ou de stockage afin d’optimiser le transport. L’acheminement peut comporter plusieurs transferts. Le centre de transfert permet de séparer la fonction collecte de la fonction transport.

Transport : Opération consistant à amener les déchets d’un point à un autre sans réaliser de collecte.

Tri : Opération visant à séparer des catégories de matériaux (verre, papier, carton, plastique, matières organiques), voire des sous-catégories (verre banc, flacon PVC, PET, PEHD…), les unes des autres. Le tri peut intervenir :

  • à la source lorsqu’il est réalisé par le consommateur ;
  • dans une unité spécifique après une collecte en mélange, on parle alors de centre de tri.

Tri à la source : Tri effectué au point de production des déchets.

Tri Mécano-Biologique (TMB) : Activité de traitement des Ordures Ménagères Résiduelles qui consiste en la pré-fermentation des OMR en mélange dans un bioréacteur, suivi d’une étape de tri mécanique afin d’extraire les déchets valorisables (trommel, over-band, courant de Foucault, tri balistique) et d’obtenir un compost fermentescible.

Trommel : Il s’agit d’un cylindre rotatif qui permet le délitage (séparation des déchets entre eux). Cet appareil est notamment utilisé pour le criblage, lors du processus de transformation des déchets organiques en compost.

U

Usine d’Incinération d’Ordures Ménagères (UIOM) ou Unité de Valorisation Énergétique : Unités d’incinération des déchets permettant de produire de l’électricité et/ ou d’alimenter un réseau de chaleur.

V

Valorisation : Utilisation d’un ou plusieurs déchets en profitant de leurs qualités, soit à la production de matériaux neufs dans un cycle de production (recyclage), soit à d’autres fins (utilisation agricole de compost, production d’énergie à partir du brûlage des déchets).

Valorisation biologique : Mode de traitement des déchets organiques par compostage ou méthanisation.

Valorisation énergétique : Utilisation d’une source d’énergie résultant du traitement des déchets.

Valorisation matière : Mode de traitement des déchets, permettant leur réemploi, réutilisation ou recyclage (ex: déchets issus de la collecte sélective et recyclés, mâchefers valorisés en sous-couches routières…)

Voiture hybride : Voiture équipée de deux systèmes énergétiques de propulsion modulables (par exemple, le carburant classique et l’électricité peuvent être utilisés, simultanément ou non, pour alimenter en énergie la motorisation de la voiture)

W

X

Y

Z